Commune de Peillon

Village perché des Alpes-Maritimes

A quelques kilomètres de Nice, le village de Peillon est un petit joyau. C’est sans doute l’un des plus beaux villages perchés de la Côte d’Azur. C’est pour cette raison qu’il est entièrement classé.
Son architecture typiquement médiévale avec son empilement, ses arcades bâties, ses passages voutés, ses petits escaliers tortueux en calades, vous offriront une succession de surprises et d’occasions d’émerveillement.

Village de Peillon


Fontaine Peillon

La visite de Peillon-Village débute par la Place Arnulf où se situe la fontaine datant de 1800.
Cette fontaine a été inscrite au titre des Monuments historiques en 1941.
Le soubassement a été réalisé avec une partie des pierres de l’ancien portail du village.
A l’entrée du village, vous franchissez le passage de l’ancienne porte d’entrée de la forteresse de Peillon que l’on devine grâce aux vestiges de chambranle et des gonds de fers, juste après le Monument aux Morts.


Au sommet du village, vous trouverez l’Eglise Paroissiale Saint-Sauveur ou Eglise de la Transfiguration. C’est exactement à cet endroit que se dissimulent les vestiges d’un château fortifié. Le donjon carré obtint une nouvelle existence à partir du XIIème siècle sous la forme d’un clocher d’église.
Au début du XIXème siècle, il fut reconstruit en présentant une toiture octogonale faite d’ardoises en remplacement des anciennes tuiles vernissées. Une petite chapelle servie au culte pendant de nombreuses années avant d’être transformée et agrandie d’abord au début du XVIème siècle (1525) puis au XVIIème siècle (1643). Sa façade, de composition classique, fût dressée en 1793 grâce au Prieur François Fulconis.
Lors de la dernière restauration en 1980, des fragments de fresques d’auteur inconnu ont été découverts dans le chœur.

Eglise

 

Eglise

L’intérieur reflète l’influence du baroque rustique : colonnes torsadées en gypserie (poudre de plâtre qui, bien travaillée, ressemble au marbre pour un coût moindre), de fenêtres en trompe-l’œil et le tabernacle en bois doré. L’œuvre de 1643 qui surplombe l’autel représente la Transfiguration, soit l’apparition du Christ dans la gloire de sa divinité à trois de ses apôtres sur le Mont Thabor. La crypte éclairée par une meurtrière, a servi jusqu’en 1860 de caveau aux curés de Peillon. L’église comprend deux chapelles où l’on peut voir à gauche un tableau de la « Madone du Rosaire » commandée par le Recteur Dragus en 1639, et à droite un tableau la « Mort de Joseph » réalisé en 1722.


On décompte 8 Pountins dans le village.

 

Si le village perché apparaît comme la forme traditionnelle d’habitat des régions méditerranéennes, c’est que, plus qu’ailleurs, les contraintes du paysage comme celles des conditions de sécurité ont amené les populations rurales de ces régions à se grouper sur des buttes, des éperons, des falaises.
Ces sites défensifs ont été de tout temps utilisés sur l’ensemble du territoire par les populations privées de moyens artificiels de défense-fortifications ou corps d’armée et en butte aux exactions de bandes pillardes ou d’armées ennemies.
Ce souci de préserver la communauté villageoise et ses biens est particulièrement net pour les villages côtiers de la Méditerranée ou ceux situés à proximité de larges vallées, voies naturelles d’invasion. Mais le village perché répond également à la nécessité d’épargner les rares terres cultivables situées sur les pentes moins fortes
Les villages perchés ou dans la plaine : l’éloignement des parcelles a alors contraint les agriculteurs à de longs trajets quotidiens pour les atteindre. L’organisation même du village perché engendrant des maisons en hauteur, des ruelles étroites, des locaux exigus, n’est supportable que dans le cadre d’une économie traditionnelle et d’un climat ne demandant ni des moyens de culture importants ni des bâtiments volumineux pour abriter les récoltes.
En outre, seule une communauté très structurée a pu s’accommoder de la grande promiscuité et des problèmes, par- fois épineux, de voisinage et de gestion des différents espaces villageois.
Toutes ces données permettent de comprendre le phénomène du «déperchement» des villages méditerranéens dès que les conditions ont changé : on s’est alors empressé d’abandonner l’ancien site pour se rapprocher de la plaine et des terres de culture.

 


Sur la place de la Gleià, se trouve l’Ancienne Ecole de Peillon qui abrite la fresque de Charles Rocher de Gérigné, peintre peillonnais. Cette fresque « Lux in tenebris » a été réalisée en 1952.
En 1942, les élèves des autres hameaux de la commune ont été regroupés dans la vallée. A la suite du déménagement de la mairie en 1944, ne restaient dans l’ancienne salle du Conseil, que les enfants du Vieux Village.
L’école fut définitivement fermée en 1956.

Ancienne Ecole

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Résultat du scrutin (concernant l’annexion du Comté de Nice à la France) :
Electeurs inscrits : 167
Votants : 151
Pour le rattachement à la France : 151

Le territoire de Nice et donc la Commune de Peillon sont officiellement cédés à la France le 14 juin 1860.

 


Durant de nombreuses années, le four communal a été attribué par adjudication « à la chandelle ».
Autrefois, les familles du Vieux Village apportaient régulièrement le pain à cuire en n’oubliant pas le fagot de bois ou la bûche…

 

 

 


En contre-bas du village, prenez le temps de découvrir la Chapelle Notre-Dame des sept Douleurs ou Chapelle des Pénitents Blancs qui abrite de magnifiques fresques de Giovanni Canavesio datant du XVème siècle. Cette chapelle a été classée au titre des Monuments historiques en 2000. La Chapelle a longtemps été une Chapelle ouverte pour accueillir les pèlerins et les voyageurs.  Au XVIIème siècle, devenue siège de la Confrérie des Pénitents Blancs, elle a été agrandie et fermée par ces derniers. Autrefois, lors de leurs réunions, les Pénitents Blancs se faisaient face à l’intérieur de la Chapelle sur des bancs (les stalles).

Afin d’admirer ses fresques, vous pouvez insérer une pièce dans le monnayeur ou suivre une visite guidée proposée par le Syndicat d’initiative de Peillon.


Ensuite, vous pourrez poursuivre votre promenade vers la Chapelle Saint-Roch ou encore jusqu’à l’oratoire de la Merla. La Chapelle Saint Roch date de 1580, elle a été restaurée en 2004. Depuis, le sentier qui vous conduira à l’oratoire vous pourrez profiter, au niveau de la Chapelle, d’un magnifique point de vue sur le village.

Saint Roch

Oratoire

De nombreux oratoires et calvaires sont situés sur la commune de Peillon. Les oratoires sont de petites chapelles destinées à la prière. Ils abritent la statue d’un saint ou d’une sainte. Situés aux abords de la commune de Peillon (oratoire de l’Immaculée Conception, oratoire de la Madonette, oratoire de la Merla…,), les oratoires sont autant de points de repère, rassurants et protecteurs.

Eglise de sainte-Thècle

Eglise de Sainte-Thècle

Vieux moulin a huile

Vieux-Moulin à Huile et à Farine de Peillon (Quartier Les Moulins).

Eglise saint-Joseph

Eglise Saint-Joseph à Borghéas

Les Sources de Sainte-Thècle ont joué un rôle historique dans la première alimentation en eau potable de la Ville de Nice. En 1860, l’administration sarde s’était déjà intéressée aux sources de Sainte-Thècle en vue d’alimenter la Ville de Nice, mais cela ne c’était pas concrétisé. C’est en 1864 que la Ville de Nice approuve un projet de travaux permettant de capter ces sources et de construire un canal de 15 kilomètres de Peillon à Nice. Ces travaux sont déclarés d’utilité publique en 1867 par Napoléon III et s’achèvent un an plus tard en 1868. 3 captages ont été créés sur les 3 émergences principales de la source : la chambre ancienne, la chambre de la comtesse et la chambre neuve. Cette dernière est la seule en activité, qui alimente aujourd’hui notre commune, et ce depuis 1954.

Source de sainte Thecle

du Patrimoine Ferroviaire

Musée du Patrimoine Ferroviaire « Flaminius Raiberti » à Sainte-Thècle : le hall de l’ancienne gare P.L.M rénové dans sa forme initiale de 1928, vous offrira l’opportunité de partir à la découverte de la ligne ferroviaire Nice-Coni (la « petite dernière » du réseau P.L.M). grâce aux objets faisant partie des bagages du cheminot et les documents de l’époque présentés sous forme d’expositions permanentes, le musée vous fera voyager à travers la vie de ces hommes à qui on doit la réalisation de cette voie ferrée. Si vous êtes amateur, passionné, professionnel ou simplement curieux, le musée est le meilleur endroit pour comprendre la vie du chemin de fer dans les Alpes-Maritimes.

Horaires : Visite sur rendez-vous au Syndicat d’initiative de Peillon – 4 Carriera Centrale Peillon 06440 – 06.24.97.42.25. contact@peillontourisme.fr